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La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël.

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Im DaeHyun
KATHARSIS ▲ OMEGA
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MessageSujet: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Jeu 26 Avr - 0:55

Citation :

La Loterie ♦

La poule avant l'oeuf ?


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Yao Li Mei & No Maël.

    Ce fut rapide, presque trop. A peine avez-vous touché cet objet que vous voilà transporté loin, dans un autre temps. Oui, vous venez d'atterrir en plein milieu de la préhistoire, et qu'est-ce devant vous ? Oh, seulement un Tyrannosaurus Rex affamé. Alors vous fuyez.
    Et vous mangez ces petites baies violettes si mignonnes. Ces petites baies qui vous font tourner la tête. Mais que sont ces oeufs ? Des oeufs de Pâques assurément, et vous allez vous empresser de les manger, heureux comme vous êtes de les avoir trouvés. Mais c'est sans compter sur la mignonne maman vélociraptor qui revient de sa balade pour surveiller ses oeufs. Ces fameux oeufs auxquels vous vous prenez.


Si vous désirez l'intervention du staff pour relancer l'intrigue, n'hésitez pas. Evidemment le T-Rex est autorisé à jouer comme bon vous semble, restez tout de même logiques.
Li Mei postera la première, suivie de Maël, et ainsi de suite.




❝ .
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Yao Li Mei
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MessageSujet: Re: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Jeu 26 Avr - 11:25

    Je ne sais pas trop pourquoi je repense à ça, en fait, c’était plutôt amusant quand on y repense. Je crois que j’étais en pleine mission d’infiltration. De toute manière je ne vois pas trop comment ça aurait pu se faire autrement. Je me rappelle avoir aperçu ce Sophos au loin. Ces hommes et ces femmes, parfois semblable à nous, qui sont un peu comme des lueurs d’espoir. Mais si c’était aussi facile. Comment pourrais-je laisser tant de monde derrière moi ? Pourquoi devrais-je être privilégiée ? Je me pose ces questions, mais il est vrai que bien souvent j’aimerais jouer l’égoïste et ne penser qu’à moi. Soit.

    Ce jour là, je n’ai pas compris tout de suite comment je me suis retrouvée dans ce monde étrange, et ça demeure toujours un mystère pour moi. Mais je me rappelle très bien m’être jetée sur cette boîte. On aurait dit une boîte à bonbon, comme il y en avait chez l’homme chez qui je vivais avant d’avoir été embarquée dans cette foutue prison. Je ne pourrais même pas vous dire si c’était réellement ce que je pensais. Je l’avais à peine touchée, à peine effleurée. J’ai eu cette sensation d’évanouissement comme lorsque vous n’avez pas mangé depuis plusieurs jours. En fait, c’était le cas, donc au départ rien ne m’avait laissé croire qu’il allait m’arriver quelque chose de si… étrange ?

    Incapable de vous dire si j‘étais restée déconnectée du monde durant une, cinq ou vingt minutes. Mais en me réveillant, rien n’était plus pareil. Il faisait chaud déjà, très très chaud. Je ne connaissais presque pas cette sensation de chaleur. J’y avais eu droit tout de même les hivers avant mon arrivée au camp. Mais j’avais presque oublié à quel point ça pouvait être agréable d’avoir chaud. Dans les camps, avoir faim ou froid semble être une chose normale d’après les adultes. Donc même si j’ignorais totalement où j’avais bien pu mettre les pieds, je comptais profiter de cette chaleur au maximum. Et… et si c’était l’Autre Côté ? Et si j’étais enfin libre ? Je me retournais, soudainement intriguée, excitée et paniquée à la fois. Est-ce que les autres allaient aussi se trouver là ? Comment le savoir ? Si c’était réellement l’Autre Côté ça devait être vachement vaste.

    Je constatais ce qui m’entourais, la végétation était assez bizarre. Il y avait à la fois beaucoup de forêts dans les alentours, mais le sol était complètement asséché, comme dans les désert qu’on voyait dans les bandes dessinées. J’avais jamais vu un tel décor. Même le ciel était bizarre. Il était pas gris comme s’il allait pleuvoir mais plutôt rouge, comme si c’était un brasier permanent. Ew. Etrange vraiment. J’étais là, assise, à essayer de comprendre pourquoi on parlait tant de l’autre monde, du monde libre. Il n’y avait visiblement rien à faire, et puis si personne n’y habitait, s’il n’y avait nulle part où se cacher, j’allais bien vite être rattrapée. Je décidai donc de m’assoir par terre, histoire d’avoir une idée. Lorsque vous vivez enfermé pendant près de quatorze ans et qu’on vous donne sans cesse des ordres, il est difficile après de se débrouiller seul.

    En réalité, si je n’avais pas bougé d’un poil durant plusieurs minutes, c’est parce que j’avais senti une présence derrière moi. J’avais peur, vraiment très peur. D’ailleurs cette peur me faisait défaillir. J’arrivais pas à calmer mes nerfs et mon pouvoir était incontrôlable. Je me téléportais sans le vouloir. Ma dernière destination fut d’ailleurs le haut d’un arbre. Je ne sais pas du tout ce qui avait fait que j’avais enfin parvenu à me calmer. Peut-être la confirmation qu’il y avait bien quelqu’un dans mon dos un peu plus tôt. De là où j’étais je pouvais le voir. Enfin, juste voir une personne. Je n’arrivais à voir si je le connaissais, quel âge il pouvait avoir et dans quel camp il était. Tout ce qui était certain, c’est que c’était un homme. Parfois j’aimerais bien avoir la faculté de voir de très loin, ça pourrait être utile dans certaine situations… hum. Je me laissai tomber de l’arbre, n’oubliant pas de me téléporter un peu plus, histoire de ne pas me faire mal.

    J’essayais de me faire la plus discrète possible. Les oiseaux sauvages semblaient ne pas vouloir m’aider et s’étaient mis à piailler, surement pour se disputer de la nourriture. Nourriture… Raah. Il fallait vraiment que j’profite de cette escapade pour me nourrir un maximum. Je ne savais pas si ça allait durer éternellement, ou si le rêve allait s’achever bien vite. Rien qu’en m’approchant de l’homme, je prenais un risque énorme. Si c’étai un des adultes, il allait ma ramener bien vite dans ma cellule. Mais j’avais un bon pressentiment. Je me trompais surement, mais mon instinct me disait de continuer à avancer. Au pire, j’aurai la possibilité de prendre un peu d’avance et de m’enfuir. Mais je ne voulais pas en venir là. J’avais vraiment faim, j’avais pas assez de force pour me téléporter énormément. J’avais déjà usé de mon énergie en amortissant mon atterrissage. Mais je devais m’approcher quand même, il fallait que je sache si j’avais affaire à quelqu’un de dangereux pour moi ou au contraire qui me serait d’une aide particulière.

    Quelques pas encore. Je me faisais presque rire à marcher accroupie, c’était pas ce qu’il y avait de plus pratique pour s’enfuir ensuite, mais c’était le seul moyen d’approcher discrètement. Hors de question de me téléporter encore. Je devais préserver mes forces. J’approchai. Je commençai à le contourner pour me retrouver alors face à lui. Je crois que j’aurais été à sa place, je me serais vraiment demandée pourquoi quelqu’un me contournait en marchant comme un… comment ça s’appelle déjà… un crabe ! Oui vraiment, je devais avoir l’air ridicule, mais je crois qu’un dicton dit que le ridicule ne tue pas. Heureusement… Soit, j’arrivai enfin face à lui. Je sais pas ce que j’avais ressenti à ce moment là. Peut-être une sorte de soulagement, je n’en sais rien. Mais je reconnaissais son visage. C’était le Sophos que j’avais aperçu avant de me retrouver ici. M’avait-il suivi ? Aucune idée, mais le soulagement me fit perdre l’équilibre, je me retrouvai allongée au sol.

    « Aaaaah… j’ai cru que la fin était proche. Je vais pouvoir aller chercher à manger tranquillement… Merci ! »
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MessageSujet: Re: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Sam 28 Avr - 19:04

    C’était une mission tout à fait banale qui allait vite tourner à l’extraordinaire. En quittant l’école ce matin là pour aller retrouver d’autres enfants à l’extérieur, Maël était très loin de se douter qu’il allait atterrir dans un autre monde et qu’il allait vivre d’étranges aventures. Les ennemis affluaient d’un peu partout, mais les sophos étaient nombreux eux aussi. Et puis, son attention avait été retenue par cette jeune femme aux cheveux courts qui, après avoir frôlé une boîte posée au sol, s’était littéralement volatilisée ! Maël, du genre plutôt curieux et parfois inconscient, s’était aussitôt rapproché en faisant exploser quelques murs et sols pour éviter d’être agressé par les katharsis pendant ce temps, mais au final, peut-être qu’un combat singulier aurait été plus simple à affronté que ce qui allait suivre… Il n’avait vraiment pas pensé à mal lorsqu’il avait posé sa jolie main sur cette boîte, ni lorsqu’il avait hurlé en se sentant comme happé par un trou noir, ou une connerie du genre… et puis, plus rien. Plus rien du tout, sans doute s’était-il bêtement évanoui.

    Oh. Mon. Dieu.
    Maël était debout, le pied gauche sur un sol sec et poussiéreux, le pied droit enfoncé dans une énorme touffe d’herbe qui lui montait jusqu’au genou. Il n’avait pas très bien comprit pourquoi, mais il avait été comme… télétransporté. La dernière chose dont il parvenait à se rappeler, c’était de s’être jeté sur une boîte après avoir vu une demoiselle disparaître à son contact - il avait bêtement pensé qu’il s’agissait d’un piège et qu’elle s’était prise dedans… oui, oui ! Il savait bien que c’était une ennemie, mais ç’avait été plus fort que lui ! - puis plus rien ! Le voilà sous le soleil brûlant, éloigné de tout combat, sans savoir où il se trouvait. Bon. C’était quoi le problème ? Il n’avait pourtant rien ingurgité de bizarre ! Pas de champignons louches, pas de pétard… rien. Mais bref, plutôt que de rester planté là se poser des questions pendant trois heures, il décida finalement de bouger et se mit à avancer tout droit, jusqu’à rencontrer une sorte de petite forêt, un peu comme une oasis en plein désert. Méfiant, il s’y aventura, passant tranquillement entre les arbres, curieux. Ça ne lui disait rien qui vaille, mais ce n’était pas comme s’il avait le choix, n’est-ce pas ?

    Au bout d’une dizaine de minutes, il aperçu une masse mouvante à quelques mètres de lui, assise par terre comme un enfant. Il voulu s’en approcher, car il avait remarqué qu’il s’agissait bêtement d’une jeune fille, mais sans doute sentit-elle sa présence car elle se volatilisa soudainement. Mince, il avait laissé passer une occasion de savoir où il avait atterrit. Il abattit sa paume sur son front dans un grand claquement et soupira de désespoir. Mais soudain, la jeune fille réapparu et commença à marcher, accroupie, vers lui, prudemment. Tentant de se faire discrète. Tentant, je dis bien… Il la reconnu : c’était celle qu’il avait vu se volatiliser avant qu’il ne touche l’étrange boîte ! Comme on se retrouve, se dit-il, accélérant un peu le pas. Il avait beau savoir qu’elle devait appartenir aux katharsis, il n’en avait que faire. Si elle avait vraiment voulu lui faire de mal, il l’aurait senti et elle aurait sans doute déjà passé à l’attaque. Et puis, de toutes manières, Maël n’était pas faible : il contrôlait bien son explosion induite et saurait se défendre si le besoin s’en montrait. Il la laissa l’approcher, pas même sur la défensive, mais sursauta littéralement lorsqu’elle se laissa tomber en arrière après l’avoir approché de tout prêt. Mais qu’est-ce qu’il lui prenait ? Durant deux secondes, il crû qu’elle subissait un malaise dû à la chaleur, mais non : elle était simplement rassurée, disant qu’elle allait pouvoir se chercher de la nourriture. Quel curieux personnage… Maël s’accroupit face à elle avec un petit sourire.

    « Tu sais où on est ? lui demanda-t-il. Je te reconnais. J’étais en mission, toi aussi, j’imagine, dans le camp contre le mien. Je t’ai vue toucher une boîte… et tu as disparu ! Du coup, je l’ai touchée aussi et comme on se retrouve ! » Elle lui semblait inoffensive, aussi prit-il le temps de s’installer à genoux, les mains sur les cuisses, l’observant avec sérieux. Cette demoiselle avait l’air tout ce qu’il y a de plus sympathique, quand bien même pouvait-elle faire partie du camp adverse. Il avait déjà eu l’occasion plusieurs fois de constater que leur appartenance au Clan ne signifiait pas toujours qu’ils étaient mauvais ou que cette situation d’esclaves leur plaisait. Bien au contraire, d’ailleurs. Soudain, Maël se souvint qu’il avait des biscuits dans la poche de son sweat. Il sortit ledit paquet de biscuits et le tendis à la demoiselle qui avait dit un peu plus tôt qu’elle cherchait de la nourriture… comme il n’était pas du genre à laisser les gens crever de faim, autant lui donner le peu qu’il avait ! « Je m’appelle Maël. Je crois que nous sommes victime du pouvoir de quelqu’un… on a peut-être été hypnotisés, un truc du genre. » Simples suppositions, mais au point où ils en étaient, tout pouvait survenir ! S’il n’avait pas envie de passer pour un celui qui n’en a rien à faire de sa situation catastrophique juste pour jouer les gros durs, c’était gagné. Maël restait calme très facilement.
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Yao Li Mei
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MessageSujet: Re: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Dim 29 Avr - 15:04

    Allongée au sol, le vent me caressant les joues et les doigts, c’était cool. J’avais l’impression de n’avoir jamais le temps de prendre des moments comme ça. Pourtant Dieu seul sait combien de fois j’ai tenté de m’évader, au sens figuré évidemment, en m’allongeant de la sorte. Jamais on était venu me caresser, que ce soit le vent ou n’importe quelle autre créature digne de ce nom.

    « Tu sais où on est ? »

    Ah oui, c’est vrai qu’il était là lui. Inoffensif à première vue. J’espérais juste ne pas me tromper. Je me rassis en tailleur. J’avais eu de la chance quand même de tomber sur quelqu’un comme lui. Vraiment. Il était en train de m’expliquer qu’il me reconnaissait. Pendant un quart de seconde j’ai essayé de retrouver qui il pouvait bien être, ignorant totalement son existence avant cet après midi. Il m’expliqua aussi qu’il m’avait vu toucher une boîte. La boîte à bonbon qui n’était plus qu’un rêve, un souvenir… Tromperie. Et.. quoi ? J’avais d’après lui disparue juste au toucher de la boîte et qu’il avait fait de même pour me retrouver. C’était assez étrange, je portai ma main à son front pour vérifier s’il était fiévreux. Visiblement, non.

    Je le regardais fouiller dans ses poches. Je me reculai, j’étais un peu stressée, et s’il me montrait une arme ou quelque chose dans le genre ? Peut-être jouait-il le gentil alors qu’en réalité il ne l’était pas du tout. Je savais très bien que le rêve n’allait pas durer éternellement. Je commençais à être méfiante. Un peu comme toujours en fait, je n’arrive pas à faire confiance à ceux que je ne connais pas. Même si d’apparence, il semble être en âge d’être aussi maudit que moi, on ne sait jamais. Certaines personnes du Clan se sentent parfaitement à leur place en tant que tyrans, pourquoi pas lui ? Mais en réalité ce n’était qu’une boîte de gâteau qu’il sortit de sa poche. Il me la tendit, il avait surement entendu lorsque j’avais évoqué le fait d’aller chercher de la nourriture. Je le regardai avec des yeux attendrit, je ne savais pas trop quoi lui dire. C’est vrai que j’avais vraiment faim et même si je voulais être polie, je n’arrivais pas à lui refuser…

    « Je m’appelle Maël. Je crois que nous sommes victime du pouvoir de quelqu’un… on a peut-être été hypnotisés, un truc du genre. »

    Il avait surement raison, mais j’étais beaucoup trop occupée à tenter d’attraper un gâteau au fond du paquet. C’est alors que je sentis quelque chose bouger dans ma besace. Ca s’agitait, mais ça ne me détournait pas de mon objectif principal. En fait, c’était Paul qui avait senti de loin l’odeur des gâteaux. Evidemment, Paul aime beaucoup trop se goinfrer pour rester sagement au fond de la besace sans bouger. Il était suicidaire. J’aurais bien été capable de le faire rôtir si j’avais vraiment été sur le point de crever de faim. Mais bon, c’était quand même mon meilleur ami… Il n’avait pas perdu de temps et était déjà en train d’essayer de manger tout ce qui se trouvait à l’intérieur du paquet.

    « Paul sois poli ! Dis au moins bonjour à Maël ! Maman Li Mei va se fâcher sinon, et tu sais ce qui arrive quand je me fâche. »

    Il me regarda avec ses yeux de chien battu. Rah, il était vraiment trop adorable. Les gens ne comprenaient pas pourquoi j’avais adopté un petit cochon. Moi non plus d’ailleurs, mais je le trouvais vraiment super craquant au milieu de la porcherie, et puis tout de suite il est venu vers moi comme si c’était lui qui m’avait adopté plutôt que le contraire. Je lui donnai un morceau de gâteau que j’avais réussi à attraper puis je m’adressai à Maël :

    « Oui, on doit être sous hypnose ou quelque chose dans le genre. Mais ça m’étonnerait que l’on ait vraiment pu s’échapper de là où on était. Ce serait beaucoup trop beau. Et puis, je n’imaginais pas du tout le monde extérieur comme ça. »

    Soudain Paul se mit à grogner. Je lui demandai de se taire parce que j’arrivais plus à me concentrer sur ce que j’essayais de dire à mon interlocuteur. Mais il continuait. Puis il se mit à courir, laissant en plan les gâteaux que je lui avais donné. Quel gâchis. Quelque chose devait l’avoir effrayé… Sur son chemin on pouvait apercevoir des pépites de cookies. Impossible de le perdre. Mais je me levai tout de même.

    « YAH ! PAUL ! REVIENS LA TOUT DE SUITE ! »

    C’était étrange quand même. Qu’est-ce qui pouvait avoir mis Paul dans cet état là. Je ne criais pourtant pas juste avant… Je regardai l’homme avec qui j’étais. Il semblait calme. Semblait seulement. Mais mon regard fut rapidement attiré par autre chose… Comme si quelqu’un d’autre était présent. Je n’osais pas regarder même si la tentation était plus que forte… Rah. Et puis mince hein. Je tournai ma tête complètement vers la direction qui avait retenu mon attention. Je ne savais pas trop ce que c’était exactement, mais ça ressemblait drôlement à un dinosaure. Mais à un vilain dinosaure. Pas genre ceux qui sont cools et à qui on veut faire des câlins. Le genre de dinosaure qui vous regarde comme si vous étiez le plat du jour d’un restaurant, avec de grandes dents, une mauvaise haleine et des yeux tout pas beaux. Ew.

    Pas le temps de s’attarder sur le physique peu avantageux de la chose qui nous scrutait. Ca n’avait pas l’air inoffensif. Si Paul s’était barré en courant comme ça c’est qu’il avait senti le danger que représentait la chose en face de moi. Je ne pouvais pas rester la les bras croisés. Maël ne semblait pas avoir vu la chose étant donné qu’elle était dans son dos, enfin, pas dans son champ de vision quoi. Ou alors il faisait semblant de ne pas avoir vu mais c’était un peu bizarre. Je n’allais pas lui laisser le choix. Je me téléportai de façon à me retrouver collée à lui. Je pris à peine le temps de bien me cramponner à lui. Puis je me téléportai une nouvelle fois le plus loin possible de là où on était en direction de Paul. Je sentis les forces me quitter très rapidement mais c’était trop tard maintenant il fallait courir. J’attrapai la main du jeune homme et le traînai.

    « SUIS-MOI ! NE POSE PAS DE QUESTIONS ! »


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MessageSujet: Re: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Lun 7 Mai - 19:44

    La demoiselle avait eu peur lorsque Maël lui avait tendu les biscuits. Sans doute devait-elle avoir cru qu’il allait brandir une arme à feu pour l’abattre aussi sec… mais ce n’était pas son genre. Ce qu’elle ne pouvait pas deviner. Il n’avait qu’en de rares occasions été en possession d’un revolver car il n’aimait pas ça. Quitte à détruire quelque chose et à se faire violence, autant utiliser son pouvoir puisqu’il était tout aussi efficace. Tandis qu’elle mangeait, son sac commença à bouger tout seul, ce qui rendit Maël perplexe. Que trimballait-elle donc là-dedans ? Il n’en revenait presque pas lorsqu’il la vit en sortir un petit cochon qui se jeta sur les gâteaux, visiblement aussi affamé que sa maîtresse. Les deux faisaient la paire, tiens ! Néanmoins il ne fit aucun commentaire, se contentant de regarder la bestiole s’acharner sur la nourriture malgré les réprobations de sa maîtresse. C’est d’ailleurs grâce à cela que Maël apprit enfin le prénom de cette inconnue : Li Mei. D’accord, il s’en souviendrait. Elle semblait être un membre du Clan plutôt atypique… il avait rencontré beaucoup de jeunes gens issus de ce clan, et la plupart du temps, ils ne lui inspiraient pas autant d’innocence que Li Mei. C’étaient plus des bêtes un peu sauvages qui ne se battaient que parce qu’ils n’en avaient pas le choix, voire parfois même, simplement par désir et besoin de cruauté. Sans citer de noms particuliers, Maël en avait vu, de beaux tarés, au sein du Clan. Des gars qui ne pensaient qu’à déchiqueter leurs adversaires et qui y prenaient un plaisir, une satisfaction hors du comment. Ça faisait clairement froid dans le dos.

    Li Mei émit la possibilité de l’hypnose. Ce n’était pas totalement idiot, mais Maël restait sceptique et méfiant. Depuis quand avait-on vu une boîte à bonbons capable d’hypnotiser les gens, hein ? Jamais… mais par les temps qui couraient, tout pouvait arriver. Tout deux étaient très bien placés pour le savoir, avec leurs pouvoirs et tout le bordel… d’ailleurs, pour l’avoir vue se volatiliser un peu plus tôt, il en conclu qu’elle devait posséder de la télétransportation, ou quelque chose dans ce goût-là. Un pouvoir bien pratique, ma foi ! « Le monde extérieur ? » répéta-t-il, incrédule. C’était quoi ça ? Une image qu’elle s’était faite des tropiques ? Néanmoins il n’eut pas le temps de développer plus amplement le sujet car le cochon de Li Mei avait soudain décidé de prendre la poudre d’escampette. Complètement à côté de la plaque, Maël crû rêver en voyer le petit animal s’enfuir à toute vitesse tout en semant des pépites de chocolat sur son chemin… pépites qui semblaient sortir d’un orifice que je ne nommerai pas. Okaaay. Pour sa part, Maël possédait un cochon d’Inde qui ne pouvait s’empêcher de faire pleuvoir des poissons rouges lorsqu’il s’endormait. À croire qu’aucun ne pouvait avoir une bête normale, en ce bas monde. D’ailleurs, il laissait Marou à l’école lors de ses missions : il craignait bien trop de le blesser pour oser l’emmener avec lui. Bref, suite à l’escapade de la bestiole, Li Mei ne bougea pas d’un pouce pendant quelques secondes. Elle observait fixement quelque chose dans le dos de Maël, qui fût aussitôt assaillit par un très, très mauvais pressentiment. Lentement, vraiment lentement, le jeune homme pivota sur lui-même pour affronter ce qui le menaçait par l’arrière. Lorsqu’il se trouva face - enfin, la chose se tenait à plusieurs mètres de lui tout de même - à un immense reptiles aux airs bien plus que féroces, son souffle se coupa littéralement au fin fond de sa poitrine. Maël cligna des yeux, abasourdi. C’était un dinosaure, ma parole ! Un vrai de vrai ! Mais où avaient-ils donc bien pu atterrir ? Il voulu attraper Li Mei pour se mettre à courir, mais celle-ci le prit de court : elle bondit sur lui et soudain, tout deux se retrouvèrent dans un endroit différent, là où la sale bête n’était plus, dans la direction vers laquelle Paul s’était enfuit, alerté par la peur. Elle le saisit par la main en lui hurlant de se dépêcher, ce pour quoi Maël ne se fit pas prier : ce n’était pas tout à fait comme si un dinosaure - censé être mort, qui plus est - était à leurs trousses, certainement tout aussi affamé que s’il n’avait pas mangé depuis deux jours…

    Tout deux accrochés l’un à l’autre, ils se mirent donc à courir comme des dératés dans cette étrange forêt, cet étrange paysage. Même si Maël l’aurait voulu, il n’aurait pas été capable de poser la moindre question !
    Ils se hâtèrent ainsi quelques minutes, jusqu’à ce que Maël tire Li Mei un peu à l’ombre d’un arbre pour pouvoir se cacher derrière. « C’était quoi ce TRUC ? s’exclama-t-il, sous le choc. Les dinosaures, les t-rex et tout c’qui va avec, c’est bon là, c’est dépassé, c’est… c’est mort ! C’est pas possible ! » Impossible n’était pas un mot courant du vocabulaire de Maël. Il en avait bien assez vu pour avoir compris que rien n’était impossible : leurs pouvoirs justifiaient déjà cette thèse avec brio. Il regarda Li Mei, totalement décontenancé. La question principale qui résidait restait celle-ci : comment allaient-ils pouvoir rentrer chez eux ? Quelle panique. Doucement, il se pencha par-dessus le buisson derrière lequel il s’était caché et regarda des deux côtés pour s’assurer que le monstre ne les avait pas suivi. Visiblement pas. Pas encore. Maël se retourna prudemment vers la jeune demoiselle et lui offrit un sourire rassurant. « Tu vas bien sinon ? Pas de bobo nulle part ? »
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MessageSujet: Re: La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël. Jeu 17 Mai - 19:06

    C’est dommage que la situation ne nous ait pas permis d’admirer le paysage, parce qu’en retraçant la scène dans ma tête, je me souviens que tout avait l’air splendide. Aussi, à en croire là où nous étions maintenant cachés, il n’y avait pas de doute, c’était une lieu vraiment paradisiaque, du moins comparé à mon camp. On s’était donc caché sous un arbre, beaucoup moins beau que Mon arbre mais je n’avais pas du tout l’intention de faire des histoires pour ce genre de détails lors de situations telles. Mon camarade semblait tout aussi surpris que moi, mais étant donné que la thèse du rêve ou de l’hypnose était envisageable, j’étais prête à accepter presque n’importe quoi.

    Oui les dinosaures étaient morts. Et même si ce n’était qu’une illusion, je n’avais pas du tout envie de les tester. Pendant ce temps, j’étais toujours aussi affamée. Evidemment, Paul avait largement eu le temps de s’enfiler tout le paquet de gâteau avant de fuir comme une mauviette. J’allais devoir partir à sa recherche. Si un foutu dinosaure l’avait mangé, je crois que cette espèce disparaitrait une seconde fois. Mais j’étais actuellement plus intriguée par mon coéquipier. Il semblait ne pas trop tenir en place, à regarder dans les buissons je ne sais trop quoi pour enfin revenir vers moi pour me demander si tout allait bien pour moi. Disons qu’il y avait eu plus de peur que de mal, pour une fois je n’avais pas trébuché sur le chemin, surement parce que j’avais senti que le danger n’était pas à prendre à la légère, en même temps il fallait voir la taille du danger et de ses dents.

    « Tout va bien, je me demande simplement où est Paul… J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. »

    Je me mis à la recherche de quelque chose à manger non seulement pour pouvoir remplir mon estomac mais également dans l’espoir d’attirer Paul dans ma direction. Ca ne semblait pas regorger de choses comestibles dans le coin et ça avait le don de m’énerver. Moi qui avait pourtant imaginé ce genre d’endroit empli de fruits et de tout un tas de choses qui ferait à l’heure actuelle mon bonheur. Et rapidement mon regard fut attiré par de petites baies violettes. Ca ressemblait étrangement à un fruit que j’avais déjà mangé dans le passé mais je n’étais pas certaine que ce soit la même chose. Mon estomac se mit à grogner de façon assez prononcée. Je me retournai vers Maël pour m’assurer qu’il n’avait rien entendu puis je me décidai d’aller cueillir ces baies. Après tout, j’allais mourir de faim si je n’avalais rien. J’en cueillit toute une poignée et me précipitai vers mon coéquipier pour lui faire part de ma découverte.

    « Regarde ! J’ai trouvé ça ! Ca a l’air bon, et comme Paul a mangé tout les gâteaux que tu m’avais donné… j’ai encore un peu faim… »

    J’attrapai sa main pour lui déposer quelques-unes de ces baies et mis le reste dans ma bouche. A ma plus grande déception, ça n’avait pas le moindre goût et j’avalais ça presque avec dégoût. Au moins j’allais pouvoir tenir une heure ou deux mais il devenait impératif de trouver quelque chose de plus consistant pour ne pas me retrouver sans vie dans la jungle. En plus de ça, Paul n’était toujours pas de retour. J’étais vraiment inquiète pour lui, il pouvait lui être arrivé n’importe quoi et je ne faisais qu’imaginer le pire… Mais je pensais trop. Ma tête commençait à tourner. Ce n’était pas comme d’habitude, ce n’était pas un simple vertige. Je voyais complètement flou c’est à peine si j’arrivais à distinguer le visage de Maël. Je ne comprenais pas du tout ce qui m’arrivait. Et pourtant, je ne me sentais pas mal, au contraire j’étais… bien.

    J’aperçus des œufs au loin. Des œufs gigantesques ! Ils avaient l’air vraiment, vraiment appétissants. Je secouai le bras de mon nouvel ami sans rien dire. Je ne comprenais pas pourquoi il réagissait pas. Les œufs étaient pourtant énormes, il aurait dû comprendre immédiatement que c’était ce que je lui montrais. D’ailleurs il aurait dû lire dans mes pensées. Nous étions en train de rêver alors pourquoi pas hein ?

    « MAAAËËËËL. LES ŒUFS. J’AI FAIM. »

    Je posai mes mains dans son dos pour le pousser. Il était vraiment têtu. Je savais qu’il avait faim lui aussi, c’était obligé. Parce qu’on ne pouvait pas résister à la faim lorsque l’on avait la possibilité de se faire une omelette géante avec un seul œuf ! Je voulais même pas savoir quel animal pouvait bien être en train de grandir là dedans, ça ne m’intéressait pas le moins du monde. Tant que mon estomac pouvait être gâté, moi je ne demandais rien de plus. Abandonnant l’idée de pousser Maël, je me retrouvai à courir en direction de cette huitième merveille du monde. Aaaah, si Paul voyait ça, il ne s’en remettrait pas et se roulerait par terre. Lorsque j’atteignis enfin mon but, je pris conscience qu’en réalité, il était même plus gros que moi. Je le regardais bouche bée, pendant que quelque chose reniflait mes pieds. Oui parce que je suis capable de sentir quelqu’un renifler mes pieds même si je regarde vers le haut, j’suis une fille comme ça moi. Lorsque ça commença à me perturber, je baissai les yeux. C’était lui ! C’était Paul ! C’était mon petit cochon adoré, il était là, il était de retour ! Je savais bien que la nourriture ne pouvait pas le laisser indifférent, et puis de toute, il m’aimait beaucoup trop pour ne pas revenir. Alors à moins d’avoir terminé dans le ventre du T-Rex…

    Je le pris sous mon bras puis enlaçai l’œuf géant. Ce n’était pas doux du tout, et c’était même pas agréable pour un sou. Mais je voyais déjà l’omelette que l’on allait faire avec ce trésor et j’en salivais d’avance.

    « MAËL ! VITE SINON ON MANGERA PAAAAAAAAS ! »


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La poule avant l'oeuf ? - Li Mei & Maël.

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